كيف ننهض باللغة العربية
كيف ننهض باللغة العربية
ننهض بالعربية عندما ندرس امهات الكتب في مدارسنا و معاهدنا و عندما يجيد استاذ التاريخ والجغرافيا و التربية المدنية و التفكير الاسلامي و الفلسفة و المسرح و التربية التشكلية اللغة العربية و عندما تكتب مقالات صحفية بليغة و بدون اخطاء و يتكلم صاحفيوا القنوات الوطنية لغة فصيحة و بليغة و عندما يحترموا جميعا قواعد سيبويه و ابن الجني و لا يلحنوا.
ان انتشار و ازدهار اللغة العربية لم يحققه الخورزمي او ابن سينا او الفرابي او عمر الخيام او جابر ابن حيان او الرازي او ابن الهيثم او ابن البيطار او ابن الجزار و لا كتابتهم بل تم عن طريق حفظ القران و الحديث و كتب الفقه و الشعر و النثر اذن اساسا عن طريق الثقافة المنقولة شفويا لا العلوم الصحيحة . كما ان انتشار اللغة العربية في اوساط العامة في تونس لم يتم الا بعد غزو بني هلال (القرن الخامس هجري ) و الاحتكاك بهم رغم ان تونس انجبت قبل ذلك ابن رشيق و الحصري و فقهاء كاسد بن الفرات (القرن الثاني هجري) و صاحب المدونة في حين ان الجزائر التي لم يستقر بها بنو هلال لا يزال ربع السكان الي حد الان يتكلمون الامزغية (بلهجات مختلفة). نفس الشئ في المغرب ثلث السكان يتكلمون الامزغية (بلهجات مختلفة) فلماذا لم تندثر هذه اللغة الامزغية و لم تاخذ العربية مكانها .
لذا عوض ان نضيف الي عوائق التقدم العلمي عائق اللغة يجب ان نرسخ في اذهان الناشئة لغة عربية سليمة عن طريق المواد الادبية و الاجتماعية ذات المحتوى الدسم و التي يدرسها اناس يحذقون لغة الضاد و لا يلحنون وعندما تقرأ لغة سليمة في الصحف و تستمع في الاذاعات و القنوات التلفزية الوطنية الي لغة عربية بليغة و فصيحة.
ألفة سحنون
طالبة باحثة
Save lives, don't save the dollar
Save lives, don't save the dollar
To those who pretend leading this world,
To those who lie and power is their goal,
To those making us suffer along this road
Full of mistakes : where is your role ?
Yeah, you leaders of the world, who has placed you ?
You liars and robbers, who can trust you ?
Humankind is crying, nature is sighing !
The world is dying, and you’re signing !
But you have a chance if you are concerned,
You have the key of life if you feel involved.
The media is a power, let it enlighten minds,
Justice is a power, let it save our hearts,
School waters flowers, don't pour on them mistakes.
Save lives, don't save the dollar,
Help nature, don't be a wrongdoer!
Hanen, 18
Tunis
Une nouvelle par un lycéen: L'Histoire d'un Condamné
L'Histoire d'un Condamné
Ce personnage, qui restera tout au long de ces pages anonyme aux lecteurs est condamné à mort. Emporté
par ses sentiments, son débordement intérieur, son mal, sa peine, sa rage contre le système, il nous livre, à travers ce journal ses impressions, ses points de vue, et nous rapporte son séjour en prison, une semaine avant l’exécution.
Son journal a été retrouvé dans sa cellule, juste après sa mort.
Lundi 28 Novembre 1869…Dans la cellule 20:36
La sentence est levée.Mon exécution aura lieu dans une semaine… bientôt.
Ma plume glisse entre ma main moite et hésitante. Tout mon esprit est débordé. Je suis tout en émoi, et c’est ainsi que j’entreprends d’écrire ce journal pour qu’on sache peut être un jour … la souffrance que je vis.
Condamné à l’échafaud.
Assis là dans la solitude, je me livre à des pensées macabres et morbides. Je suis seul. Seul au monde et désespéré avec pour seul compagnon, mon encrier, mes plumes, mes feuilles, et mes pensées.
Mon âme, mon corps, mon esprit palpitent. Mes réflexions tumultueuses se bousculent, s’agitent, et dans ce comble de déraison, tout s’assombrit : la nuit étale son voile ravisseur.
Isolé dans ma cellule, enchaîné, les souvenirs submergent mon esprit.
Des images défilent : mon passé que je croyais jusque là, ennuyeux me parut soudain fantastique. Je voulus revivre mes instants d’enfance, revoir ma mère, l’embrasser sur le front, courir les rues libre comme le vent …
Je fus arraché à mes tendres rêveries lorsque le tintement des clefs du geôlier qui passait me réveilla.
Ce bruit infernal, familier depuis peu, bourdonnait dans ma tête comme un essaim d’abeille.
Il m’irritait tellement, que je fus pris d’une nausée soudaine.
Je sentis une bouffée de chaleur. Était-ce le choléra ? Ou le mal de prison … que sais-je.
On m’a transféré aujourd’hui même dans cette cellule. Il a fallu un temps pour m’arracher aux bras de ma mère, que les sanglots déchiraient. Trois gendarmes l’ont attachée, menacée, et obligée de me lâcher de sa forte étreinte désespérée.
Ensuite, on m’enferma dans la diligence. Le cocher fouetta les chevaux et nous partîmes dans un nuage de poussière.
Nous nous éloignâmes vite, et j’entendais au loin, des cris qui déchiraient le silence de l’aube…
Condamné à mort.
Mardi 29. 4 :05.
Je me réveille, je me retourne dans mon lit, je me rendors aussitôt, mais vite je suis arraché à ma rêverie d’enfant. Je n’en peux plus. Ayant essayé toutes les positions possibles pour trouver sommeil, je restais éveillé quand même.
Cette nausée …maudite soit-elle, m’a empêché de fermer l’œil et ma foi, je ne pus me reposer une seconde.
Un froid infernal envahissait ma cellule, s’infiltrant dans tous coins et recoins, serpentant à travers mes pieds et mes jambes, s’élevant haut jusqu’à la pointe de mon nez.
Je le sentais. Il me chatouillait. Je frissonnais. Je grelottais. Je tressaillais. Je sentais ma peau s’arracher à ma chaire. Dans le comble de ma souffrance, je fus pris d’une convulsion démente.
Je me débattais dans tous les sens, tel un porc qu’on égorge. J’avais perdu le contrôle total de mes sens de mon esprit de mon corps même. Emporté dans cette frénésie je vis la mort qui me sourit et qui disparaît dans la brume.
Le surveillant, assis au bout du corridor, entendit ce bruit, et tout à coup, pris de panique, croyant à une éventuelle tentative de suicide, accourut à ma cellule.
D’emblée, il ouvrit la porte de mon cachot.
Au contact de l’air frais je me suis évanoui.
Condamné à mort.
Plus tard.
J’étais allongé sur un lit. Les tendres couvertures sentant la savonnette étaient douces.
Je m’endormis enfin.
J’éprouvais en ce moment là un grand élan d’affection pour ce surveillant. Il a eu la bienveillance de me conduire à l’infirmerie en demandant qu’on s’occupât de moi.
Il m’a traité comme un hôte.
C’était un homme bon après tout.
Lorsque j’ouvris les yeux, une forte lumière m’éblouit. On avait ouvert les fenêtres qui donnaient sur la place publique où sera fêté bientôt mon exécution.
Le soleil me manquait, sa douce chaleur et son éclat aussi. Je me levai.
Debout dans cette chambre, je la scrutais de fond en comble tout en examinant les moindres recoins.
Elle ressemblait beaucoup à une chambre d’hôpital. Tout en blanc. Elle renvoyait même les rayons du soleil. Elle était on ne peut plus étroite, comportant deux lits, une commode et une table. Décorée à la spartiate certes mais très douillette. Je m’y plaisais.
Mon regard se posa soudain sur la porte. Toute l’excitation, tout l’empressement, toute cette euphorie qui résidaient en moi canalisés, explosèrent.
Je m’approchai, je respirai un coup, je priai dieu un instant puis je mis ma main sur le poignet.
La porte ne s’ouvrit pas.
J’étais à nouveau pris au piège.
Condamné à la guillotine.
Mercredi 30
De retour à mon havre de paix.
Je sentais la rage m’envahir. La colère me rongeait de partout.
Seigneur j’y étais presque. Pourquoi a-t-il fallu une serrure à la porte. Je déteste les serruriers.
Ma cellule sentait le renfermé. Une odeur putride planait dans l’air.
Comme elle me manquait l’infirmerie.
Je remarquai pour la première fois, un rat caché sous mon lit. Mon compagnon de cellule avait peur. Mais de quoi ?
Pauvre petite bête naïve. Misérable, certes, vivant dans ce trou, mais je l’enviais quand même.
J’enviais un rat.
Je n’avais plus de dignité, plus de mérite. Je me suis rabaissé à un tel point que je conversais avec une bête. Lésé au plus profond de mon être, je me sentais misérable.
Croyez-moi que je n’avais plus le courage de me regarder en face. On frappa à ma porte.
C’était Germain. Le surveillant des corridors. En fait, j’ai su son nom lorsque je traversais le couloir.
_Que voulez-vous ?
Il ouvrit la porte, jeta un regard furtif au bout du couloir et entra. Il referma la porte.
Nous étions seuls. Il rompit le silence en demandant de mes nouvelles.
Il semblait inquiet de ma santé. Bizarre.
Nous avons causé toute l’après-midi; il me parlait de la prison, et de la compagnie des geôliers, des tortures affligées aux détenus ainsi que de sa condition à lui. C’était un nouveau. Un « novice », comme on dit.
Bien évidemment, la prison le répugnait. Il n’était pas habitué à voir des condamnés enchaînés, frappés, des cris qui le menaçaient de mort.
Parfois même, il s’évanouissait à la vue de corps pendus, sans tête…
C’est affreux ! disait-il.
Ses belles paroles retombèrent sur moi comme une eau glaciale. Ma mort sera une fête nationale. J’étais perdu.
Condamné à mort.
Germain ne pouvait croire qu’on puisse à ce jour pratiquer de tels actes de barbarie. Je sentais dans ses paroles un air révolté, même s’il essayait de le cacher.
Il insultait cette politique. Il méprisait les juges corrompus et les bourreaux abrutis.
Ses études en droit, abandonnés certes, avaient allumé en lui la flamme de la révolution.
Il attendait ce jour où il devrait faire ses preuves et montrer ainsi, à tous, qu’il était capable de grandes choses. Liberté… Équité… Droits ne demeuraient que des mots griffonnés sur le papier… de simples doctrines oubliées…
Il était en colère. Ses mains tremblaient. Il se leva d’un coup et partit.
Jeudi 1er Décembre. La nuit.
Je repensais aux paroles de Germain. Bon sang ! Qu’est-ce qu’un type comme lui vient faire ici. Je me le demandais. Quel garçon intelligent, visionnaire. Venir perdre son temps ici est un crime envers l’humanité.
Mais il prendra la bonne décision, un jour, lui qui a encore de l’espoir.
Une vague d’amertume m’envahit soudain.
Isolé dans un monde à part, les souvenirs ressurgirent comme des torrents de vague dans une mer sans fond !
Je regardais défiler ma vie sur le voile brumeux de la nuit ... et je me dis :
" Qu’ai-je fait de ma longue existence ?
Quels projets ai-je accompli ? Où sont passés mes ambitions et mes envies"
Assis là dans ma solitude qui freinait le parcourt de mon âme je contemple la vie : tu n'as rien accompli ! Pauvre de toi !
Je me rends à l'évidence que ce monde ne me convient pas! Cette existence n'est pas mienne et peut être un jour, dans une autre vie, je me sentirais plus épanoui !
Qu’as-tu vécu jusqu'à présent dans cette triste fortune ! Rien que des regrets nourris de déceptions ! De longs chagrins sans fin tels des abîmes sans fond ! De la tristesse qui ronge le cœur et d'illusions suivies parfois de désespoir !
Je donnerai cher de ma peau pour m'enfuir loin, loin vers les étoiles et autres constellations ! Loin vers l’éternel monde divin ! L’univers nouveau à explorer ! Je prendrai mon radeau et je ramerai haut très haut vers le ciel jusqu'à atteindre les lumières !
Après cette longue contemplation il ne me reste qu'un seul choix ! Partir loin : Mourir !
Je suis pour ainsi dire désespéré. Encore quatre jours.
Vendredi 2
Aujourd’hui on est venu me voir. Le directeur de la prison avait pris la peine de me visiter, accompagné d’un médecin et d’un prêtre.
Il demanda de mes nouvelles, lui aussi et s’informa de ma santé. Il va me voir mourir, non ?
Pourquoi toute cette comédie ?
Le médecin, d’âge moyen, la quarantaine environ, était assez indifférent. Sans doute venait-il, complètement désabusé, accomplir son service.
Il s’assit auprès de moi, m’examina de son œil nonchalant, tata mon pouls un instant, releva ma température, m’observa une dernière fois et se leva.
_Parfait, monsieur le directeur, a-t-il annoncé.
Il griffonna quelques mots sur un carnet puis s’en alla.
On me fait une visite médicale avant de m’envoyer au bourreau. Décidément la vie est pleine d’humour.
Arriva le tour du prêtre. L’ecclésiastique tout comme le médecin, fit semblant de s’intéresser à moi. Il demanda si je croyais en dieu, si j’allais à la messe le dimanche… puis, me regarda d’un air grave et s’embarqua dans la récitation d’un long discours, répété des centaines de fois à des condamné dans mon genre. Que des paroles, que des paroles, indigestes si j’ose dire.
Cet homme ne ressentait en rien, ma souffrance intérieure, et pourtant faisait semblant de compatir.
Samedi 3
Mais où est donc Germain ? Deux jours que je ne l’ai pas vu. Avait-il enfin pris la bonne décision ? Peut-être.
Savait-il vraiment que sa place était ailleurs, qu’il était destiné à d’autres ambitions, que son rôle n’était pas de moisir dans une prison, mais plutôt de lutter contre la peine de mort. Se rendait-il compte qu’en ce moment même des âmes dépendaient de lui ?
Je ne voulais pas me créer de fausses illusions. Le médecin a certifié ma mort. Je l’ai vu.
Cependant, cette lueur d’espoir timide brillait par moments.
Je savais qu’à l’autre bout de ce mur, il y avait quelqu’un pour plaider ma cause.
Je me sentais rassuré.
J’attendais ma délivrance.
Tenez-vous bien messieurs les bourreaux, et vous monsieur le médecin, et vous monsieur le prêtre… vous frémirez bientôt devant mon ami.
Dimanche 4. J-1
C’est demain qu’on m’exécute mais bizarrement, je me sentais d’assez bonne humeur ce matin. Ma cellule paraissait douillette, intime même. Après tout on s’y reposait.
Je ne ressentais plus ces troubles ni ces souffrances des anciens jours, et pour la première fois, le tintement des clefs des geôliers fut une belle mélodie à mes oreilles.
J’étais sûr de ma délivrance.
J’avais confiance en Germain, c’était mon sauveur. Le héros des âmes perdus.
Il saura se débrouiller à la cour. Il saura convaincre les juges de me laisser la vie sauve.
Il saura par tous les moyens me redonner ma liberté.
Je serai à nouveau un être, un être comme vous et moi.
Voilà que mon encre se mêle à mes larmes brûlantes… je suis heureux.
Ahmed Besbes,18 ans,Lycée Pilote de l'Ariana
..colère contre Israël
الدراسة و التعليم حتى تسقط اسرائيل
Vendredi 9 janvier, journée internationale
de la colère contre Israël
:
Des milliers de personnes (essentiellement des élèves en Tunisie) sont
descendus dans les rues pour crier le nom de Gaza et montrer leur irritation et
leur dégout face à la situation cruelle que subissent nos frères palestiniens.
Ce vendredi là, beaucoup des ces élèves ont montré leur dévouement et leur
engagement dans cette cause qu’ils semblaient défendre de tout cœur.
Mais ces
grèves ont commencé depuis le lundi, ayant pour slogan, entre autres : « la
dirassa la ta3lim 7atta tas9ot esra2il » … ce qui semble à première vue un peu
exagéré.
Et curieusement, ces manifestants « engagés » ont choisi de faire
une petite pause ce dimanche… ce qui veut dire que ces grèves ne sont en fin de
compte qu’une façon de sécher les cours (sans généraliser bien sûr)
Mais
ou sont vos valeurs ? Ou sont vos principes ? Des innocents meurent chaque jour,
des bébés, des enfants, des femmes, des médecins, des journalistes… des civils,
mais aussi des hommes qui défendent leur pays, ces hommes nobles et courageux
dont la volonté et la détermination ont surpassé les limites… des images si
écœurantes et si horribles qu’on ne supporte même pas les voir , que dire alors
de les vivres… Vivre en sachant que l’on peut mourir à chaque seconde, mais
préférer la mort avec dignité et fierté à la simple résignation.
Comment
osez-vous alors aller aussi bas ? Vous voulez sécher vos cours ? faites le,
c’est votre problème… mais ne soyez pas aussi lâches. Apprenez tout simplement à
assumer, et si vous n’y arrivez toujours pas, trouvez au moins une autre
excuse.
Et pour finir, adoptez un autre slogan : « ADDIRASSA WATTA3LIM
7ATTA TAS9OT ESRA2IL » et celui la par contre sauvera pour de vrai la Palestine..!!
UN GRAND OUI POUR LES MANIFESTATIONS SINCÈRES ET ENGAGÉES
NON POUR LE COMPORTEMENT INHUMAIN ET LA BASSESSE
Iness Ben Rejeb, 17 ans.
Elève -Al Manar, Tunis.

